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Les incubateurs de start-ups ; la solution pour créer son entreprise ?

Vous avez envie de monter votre entreprise et une idée innovante, mais vous ne savez pas comment la matérialiser ?

Vous pensez que votre projet est viable et qu’il saurait rencontrer le succès que vous imaginez, mais vous avez le sentiment de ne pas avoir tous les outils à votre disposition pour exploiter son potentiel au maximum ?


Plusieurs possibilités s’offrent à vous : appeler des free-lances spécialistes dans leur domaine pour vous aider, essayer de se former et de se documenter le mieux possible ou plus difficile : être autodidacte... Parmi tout ce que vous pouvez imaginer, une solution se démarque et se démocratise en France : celle des incubateurs de start-ups.



1. Qu’est-ce qu’un incubateur ?


La définition d’un incubateur est très importante à poser avant de s’intéresser concrètement à ce type d’organisme et son fonctionnement. Dans un premier temps, il ne faut pas confondre couveuses, incubateurs, accélérateurs et pépinières qui interviennent tous dans différentes étapes de la création et du développement de l’entreprise.

Même si toutes ces fonctions peuvent être regroupées sous la même entité ou la même structure, l’objectif de base de l’incubation d’entreprise est de trouver un moyen de financement pour porter le projet vers le haut et appuyer la croissance de la start-up.

Cependant, comme mentionné précédemment aujourd’hui de plus en plus d’incubateurs font aussi office de couveuse en testant le produit ou service pour apporter la « proof of concept » (en français « preuve de concept») qui démontre la faisabilité du projet. Elles peuvent effectuer la tâche d’accélérateur en apportant un mentorat très important pour les start-ups. Enfin, il y a la fonction de pépinière qui intervient en tant qu’aide une fois que la start-up est suffisamment développée.



2. Une structure qui peut venir d’initiatives diverses


Il existe différents acteurs pouvant être à l’origine de structures d’accompagnement d’entreprise. En première ligne les collectivités territoriales, l’exemple du BIC de Montpellier est intéressant, il représente le 3ᵉ plus grand incubateur de France tous secteurs confondus. Leur objectif est de participer à l’émergence de start-ups qui permettront par la même occasion un développement économique du territoire. Cela a pour résultat de devenir plus attractif en montrant le dynamisme économique de la ville/département/région et de bénéficier d’une croissance démographique.


Autres acteurs de plus en plus présents les universités et les écoles supérieures. Pour développer l’entrepreneuriat étudiant et permettre aux jeunes d’accomplir leurs projets, les universités mettent à disposition des structures/programmes pour faire émerger les idées et les concrétiser. C’est une façon pour ces organismes de continuer leur devoir de formation avec les jeunes et de se constituer un réseau utile pour d’éventuels partenariats ou interventions. De plus, pour les écoles privées comme l’ESSCA ou MBS cela constitue un moyen important pour promouvoir l’école, d’améliorer sa réputation et d’attirer de nouveaux élèves.


Enfin, les structures privées occupent, depuis les années 2010, une place plus importante en développant des incubateurs de start-ups. Parmi eux un réseau se positionne comme un géant du secteur en France, « Paris&Co » qui propose une déclinaison d’offres d’incubation de start-ups en une dizaine d’incubateurs distincts avec chacun une spécialisation comme par exemple sur le segment du tourisme avec « French Event Booster » ou de l’alimentation saine tel que « Smart Food » voire du tourisme avec «Welcome City Lab ». Malgré ce déploiement sur différentes spécialités, « Paris&Co » reste encore derrière Xavier Niel et son incubateur « Station F » qui est un des pionniers sur le segment et le numéro 1.

Pour ces structures privées l’intérêt est double. Elles peuvent repérer plus facilement les projets au potentiel très élevé et qui représentent un possible investissement à forte rentabilité. Et elles développent également leur notoriété en participant au lancement de start-ups à succès.



Le point commun entre ces acteurs, leur objectif d'accompagner les start-ups dans leur développement.


En intégrant un incubateur, les start-ups bénéficient d’outils que les gérants de ces nouvelles entreprises n’auraient jamais pu avoir seuls. Nombre d’incubateurs proposent des séances de coaching et des formations qui vont aider les porteurs de projets à faire face aux différents problèmes et situations auxquels ils seront confrontés au cours de leur vie d’entrepreneur. Les sujets traités tournent surtout autour de l’acquisition de compétences techniques avec des thèmes comme “l’enjeu du marketing et de la communication dans le développement de l’offre” ou “le choix des statuts juridiques dans la création de l’entreprise”.

Si les gérants de start-ups pensent qu’il est plus judicieux de laisser certains champ d’action à des professionnels, ils peuvent faire appel au réseau d’experts qui leur est proposé.

Des incubateurs mettent aussi en place un système de mentorat avec des entrepreneurs voulant partager leur expérience. Ils sont aux côtés des dirigeants de start-ups pour les accompagner dans leur quotidien de la création à la gestion courante de l’entreprise. Le but est de répondre aux interrogations des porteurs de projets, de pouvoir les aiguiller dans certaines situations, de leur faire part de leur vécu dans l’entrepreneuriat et d’apporter un point de vue extérieur sur le projet et l’entreprise.


3. Un coût qui diffère selon les structures


De par les services proposés et leur typologie publique ou privé, les incubateurs représentent un coût qui varie selon les prestations.


La solution la plus économique, intégrer un organisme public.

En effet, le financement d’un projet se fait grâce à différentes subventions qui proviennent de différentes caisses de trésorerie, elles peuvent venir des caisses du département, de la région, de l’État, voire de l’Union européenne dans certains cas. Ces subventions sont accordées après l’étude des candidatures devant un jury qui sélectionne les projets les plus intéressants.


A la question « comment financer mon projet », la réponse peut venir des incubateurs privés qui eux demandent une contrepartie aux start-ups.

La première contrepartie peut être sous forme de forfait mensuel ou annuel, prenons l’exemple des structures du réseau « Paris&Co » qui propose une offre qui selon les structures tourne autour de 12000€ HT/par an pour la partie amorçage de start-ups et de 5000€ HT/an pour la partie décollage, ce à quoi il peut être ajouté la partie « hébergement » avec des locaux sous forme coworking ou bureaux privatifs pour les start-ups. Tout cela avec des délais de paiement sur la 2ème ou 3ème année après le lancement du projet.

Pour financer son projet sans payer de redevances mensuelles ou annuelles, les incubateurs privés peuvent faire le choix de demander une contrepartie sous forme d’equity, c’est-à-dire une contrepartie en pourcentage de parts sociales de la start-up. L’avantage pour les start-ups est que ce mode de financement leur permet de ne pas avoir une sortie de trésorerie immédiate. Cela peut donc apporter une certaine flexibilité et la possibilité pour les nouvelles entreprises de se développer avec un accompagnement.


Mais si tous ne sont pas payants nous pouvons donc nous demander quel peut être l'intérêts pour une start-up de payer pour entrer dans un incubateur ? La réponse tient en un mot : le réseau. Les incubateurs privés vont mettre à disposition un réseau constitué d'entrepreneurs et d’investisseurs pouvant se transformer en « business angel » et qui fournissent une aide qui peut être très précieuse notamment dans la gestion d’une start-up ou des aléas de la vie entrepreneuriale. De plus, ce genre de structure donne accès à de nombreux outils tels qu’Amazon Web Services ou des prestations OVH spéciales.


Dire que les incubateurs permettent aux start-ups de performer à coup sûr à l’intérieur d’un marché avec le projet imaginé serait faux. La réussite d’une start-up dépend de plusieurs facteurs internes ou externes à l’entreprise. En revanche, au travers de cet article nous pouvons dire que les incubateurs permettent aux start-ups de lancer leur projet de la meilleure façon possible et d’augmenter les chances pour que le projet s’installe dans la durée.


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